|[ Avant propos ]|

Quelques précisions avant de débuter cette histoire :


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→ à l'origine, le début de cette histoire fut écrite pour être lue par d'autres joueurs, il se peut donc que tout ne soit pas clair pour les profanes. Si tel est le cas, signalez le, et je m'efforcerais de rajouter les explications manquante dans les prochaines parties


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→ les adeptes de Ragnarok pourront surement constater que cette histoire ne s'appuie que peu ou prou sur la génèse officielle du jeu. Beaucoup de choses ont été inspiré des évènements qui se sont déroulés sur le serveur ou je joue.

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→ pour écrire cette histoire, je me suis également beaucoup inspiré de romans, tel que "La compagnie noire" de Glen Cook, donc ne criez pas au plagia si vous trouvez des similitudes plus ou moins flagrantes =). Après tout, ce récit n'est pas à but lucratif.


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→ enfin, à propos des commentaires, je vous demanderais d'être un minimum constructif (i.e commentez ce que vous lisez quoi). Ceux qui veulent à absolument à faire de la pub pour leur blog peuvent toujours le faire sur cet article. Dans le cas contraire, ces commentaires seront suprimés.

Voila, j'ai fait le tour de ce que j'avais à dire. Bonne lecture =)

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 12:43

Modifié le dimanche 21 janvier 2007 06:48

|[ Morroc - Emeutes ]|

________Me voici arrivé au terme de ma formation. Durant la première décade de Thermidor, je passa les épreuves sous la direction de mon mentor et tuteur : Sir Francis Trell, paladin de l'Ordre. A la fin de la première décade, je fut adoubé par mes pairs, et reçus les sacrements divin de la part des hauts prêtres. J'était désormais un soldat saint au service de la lumière, près à partir en croisade contre les ennemis de l'église. Je fut affecté tout naturellement, par recommandation de mon mentor, dans la 6eme Divine Brigade, commandée par ce dernier. J'y occupait le poste d'apprenti annaliste. Les chaleurs étouffantes de Thermidor tuaient dans l'�uf tout mouvement anarchistes, même les démons ne sortaient pas de leur trou. L'avenir proche semblait tout tracé : tours de gardes et exercices.


Celui qui a écrit ces lignes semble avoir rajouté une page entre ses premiers mots de présentation et la suite des annales


________Ces lignes ne suivent aucunement la chronologie des événements. La 6eme DB essuie ses heures les plus noires au moments ou j'écrit ses lignes. Pour que notre mémoire survive malgré les diffamations, je me doit de présenter ici nos objectifs, afin que celui qui lira ses lignes ne se méprenne pas sur le sens de nos actions. L'Ordre a été crée par l'Eglise et le Roi afin de maintenir l'ordre et la sécurité publique ainsi que dans le but de pacifier les nouvelles colonies. Nous nous occupons également de maintenir à l'écart les forces occultes des ténèbres. Tels sont du moins les préceptes officiels de l'Ordre. Seulement l'Ordre a été l'objet de manipulation par les différents acteurs du pouvoir. Tous les excès commis par la désormais tristement célèbre 6eme DB ont été ordonné en haut lieux, afin de servir des desseins politique peu scrupuleux. Celui qui lira ces présentes annales doit garder à l'esprit que nous avons été utilisé, et qu'à partir du moment ou nous avons cessé d'être les exécuteurs d'une justice véreuse et corrompue, nous avons perdu tout crédit des institutions nous commandant. Les dirigeants concerné par ces malvers....


La suite est illisible, le reste de la page est tacheté de sang. Lorsque vous tournez la page, le récit des annales reprend son cours


Morroc - Emeutes


________La nouvelle nous est parvenu le 8eme jour de la 3eme décade de Thermidor. Des émeutes sans précédant se déroulaient sur au c�ur de la ville oasis de Morroc. J'était en patrouille lorsqu'un messager est venu nous prévenir de retourner au plus vite au bastion. Deux heures a peine après, la brigade était en formation. Apparemment, nous étions la seule brigade que l'Ordre envoyait. Plusieurs anciens m'ont confié que la 6eme était toujours la première à intervenir. Après tout, depuis sa mise en service, la brigade n'avait connue aucun revert, sauf peut-être une certaine nuit, ou son rôle fut tellement minime, qu'il en passa inaperçu.


________Quelqu'uns étaient mal à l'aise. La chaleur sans doute. Nos lourdes armures feraient le voyage dans le convoi qui nous accompagnait. Par de telles températures, on cuisait littéralement à l'intérieur. Non pour les man�uvres avec un faible risque d'attaque surprise, nous portions de simples plastrons de cuire. Cela accroîtrai notre vitesse de marche. Car urgence il y avait. Morroc venait de subir, selon les dire des messagers, une mise à sac sans précédent. Les places de marchés saccagées, des meurtres en plein jour : du jamais vu. Et cela remontait à bientôt une décade maintenant. Le temps que nous arrivions sur place, même à marche forcée, nous en aurons pour au moins une décade et demi.


________Un cor sonna le départ. La colonne se mit en route. Le sergent Pitivié, qui menait la colonne, entrepris � à peine les murs franchis � d'imprimer un rythme d'enfer. Un millier d'hommes. C'est ce que nous étions. Jamais une brigade n'avait compté autant d'unités. Convoi compris, la colonne s'étirait sur une tiers de lieux.


________Après 9 jours de marche effrénée, nous arrivions aux portes du désert. Là nous attendait trois gars à nous, des éclaireurs dépêchés par Sir Francis. De mémoire, il me semblait qu'il en avait envoyé cinq. En temps qu'annaliste, j'assiste à tout les rapports de missions. Ce que ces trois la nous apprirent n'avait rien de réjouissant. Le palais du Sultan était assiégé. La confusion la plus totale régnait dans la ville oasis. Tout le monde s'attaquais à tout le monde, la psychose c'était emparée de la population. L'enquête mené par nos hommes révélait que personne ne contrôlait la situation. Du moins aucun des pouvoirs connu. Le Sultan avait depuis longtemps perdu tout pouvoir, il n'était qu'un pantin au service de quelques marchands fort influents. Les guildes de voleurs constituait un véritable pouvoir de l'ombre, en opposition perpétuelle avec les marchands. Parfois, les corporations d'assassin rétablissait l'équilibre de ses deux pouvoirs, lorsque l'un d'eux prenait un peu trop l'ascendant. Il en allait de leur sécurité. La suite du rapport de nos trois éclaireur confirma mes doutes. Ils étaient bien cinq. Leur entrée dans la ville c'est faite sans problème, par la porte Est. Une 1ere confrontation avec des émeutiers les ont contraint à la jouer fine. Deux d'entre eux ont tenté une approche du palais, afin d'y prévenir les ''gardes'' de notre arrivée proche. Les trois autres se sont rendu dans les faubourgs en quête de nouvelles fraîche quand à la présente situation. Habituellement les gargotes constitues des lieux privilégiés pour la recherche d'information. Qui plus est, l'insigne des DB dénoue facilement les langues. Mais ce jour d'hui personne ne semblait en avoir crainte. A leur entrée dans la gargote, la tension était palpable. Les 1eres questions déclenchèrent une rixe d'une violence inouïe. Deux des trois qui y étaient entrées sont resté sur le carreaux. Le troisième s'en est tiré tant bien que mal, et à filer aussi vite qu'il le pouvait hors des mur, ou il a attendu ses deux autres comparses restant une journée et demi. Les deux autres, quand à eux, se sont retrouvés bloqué à l'intérieur de la ville à cause des émeutes. Une charge fortuite de la garde du palais leur a permis de prendre le large. Si sur cinq de nos gars, deux étaient morts, et trois c'étaient fait mettre en fuite, les choses allaient être bien sombres


________''Celui qui sait est le plus fort'' C'est sur cette maxime que se fonde la philosophie de Sir Francis. Jusque-là, rien n'est venu la démentir. Seulement cette nuit ci, le brasero de la tente de Sir Francis resta allumé toute la nuit. Au petit matin, je pu lire l'inquiétude qui rongeait son visage. Les forces en présences étaient t elles trop importantes pour notre brigade ? Ou les rapports de nos éclaireurs se faisaient ils trop pessimistes, et le camouflet qu'ils ont subi a t il altéré leur jugement ? Sir Francis prenait tout cela très au sérieux. C'est avec le sentiment d'avancer vers l'inconnu que la colonne se remit en route.


________Nous arrivâmes en vue des murs de Morroc 5 jours plus tard, soit le 3eme jour de la 2eme décade de Fructidor. La température avait encore monté, la chaleur était insoutenable. Stoïques, nous encaissions tant bien que mal ces conditions. La ville semblait calme, pas un bruit ne perçait. Trop silencieux, cela cachait quelque chose. Notre entrée allait être décisive pour la suite des opérations. Une entré discrète s'excluait d'elle même. La seul solution sensé se trouvait dans la démonstration de force. Une entrée bouclier en avant, mine renfrognée, histoire de montrer qu'on plaisantait pas. Si le mouvement de fauteur de trouble n'était pas très solide, il se dissiperait avec notre arrivée en force. Sinon...

# Posté le vendredi 19 janvier 2007 08:39

Modifié le jeudi 08 février 2007 09:18

|[ Morroc - Répression ]|

Morroc – Répression


________Nous envoyâmes un groupe de reconnaissance, tâter de la pugnacité des dissidents, et de l'état extérieur de la ville. La porte Est était close. Il en allait de même pour la porte Sud. La ville s'étendant sur plus d'une lieue en long, comme en large, la contourner constituerait un délai de trop pour la cité. Elle avait besoin d'être remise au pas, et au plus vite. Nous déployâmes fasse au mur Est, sur une bonne centaine de pas, mantelets et lance grappin. Au centre un bélier. L'entrée dans la ville se ferait de façon spectaculaire. Midi approchait, et le soleil se faisait de plus en plus pressant. Sir Francis ordonna à chacun de revêtir son harnois. Nous cuisions littéralement la dedans. Presque toute la brigade se trouvait mobilisée pour forcer la ville. Seul 150 hommes restaient en retrait avec le convoi, près d'une petite oasis, dans les ruines d'un ancien monastère, mais qui se trouvait en vu de Morroc. Si ça tournait au vinaigre, ils pourraient intervenir en renfort.


________C'est lorsque le soleil atteignit son zénith que Sir Francis lança l'assaut. Pas de fioriture ni de fanfare dans cette montée aux créneaux. Nous attaquions au moment le plus pénible et le plus improbable de la journée, inutile de gâcher cet avantage en déploiements extravagants. Les grappins furent tirés ! Avançant à l'abris derrière les mantelets, les hommes arrivèrent bientôt au pied des remparts. Ca y était. Grâce aux cordages accrochés aux grappin, ainsi qu'à un astucieux jeu de poulies, plusieurs dizaines d'échelles étaient maintenant en position. Les remparts faisaient bien 15 à 20 pas de haut, toutes chutes seraient mortelles. Le poids de nos armures rendait l'ascension difficile. Le Hérault, Chandelle (allez savoir pourquoi les gars l'on surnommé ainsi) – qui se trouvait devant moi – manqua de glisser sur l'échelle. L'ascension constituait clairement le moment le plus délicat de l'assaut. La division principale commençait à attaquer la porte à grands coups de bélier. Plusieurs gars, dont le sergent Pitivié qui braillait des ordres de mise en formation, se trouvaient déjà sur les remparts. Toujours pas de réaction ennemie. Les mantelets n'auraient pas servis à grand choses finalement. La porte avait presque cédée. Plusieurs divisions secondaires avaient déjà pris position, contrôlant les postes clef de la garde. La première réaction hostile survint d'une des deux tours encadrant la porte Est. Une flèche tirée d'une des meurtrière. Elle ne fit aucun dommages, mais immédiatement, quatre ou cinq des nôtres se sont précipité dans la tour. L'inconscient qui avait osé tirer tenta de se barricader en haut de la tour en bloquant la trappe d'accès. Malheureusement pour lui, l'image de dur à cuire qu'entretenait les DB n'était pas seulement une façade, elle constituait aussi une réalité. Un coup de hache surpuissant fit exploser les gonds de la trappe. Le pauvre type, fut attrapé, violenté (comprenez qu'il s'est fait ravaler la façade, au propre comme au figuré), puis fut jeté par dessus les créneaux, coté désert. Il restait plus qu'à espérer que quelques civils aient vu la scène, et l'affaire serait pliée.


________Un craquement sourd indiqua que la porte venait de céder aux coups de forcenés de la division principale. Chaque divisions se déployait maintenant dans les rues de la ville, tabassant au passage toute personne qui croisait leur chemin. Certes, cette manière de réprimer peut sembler à la limite de l'injustice, mais Sir Francis considérait que en période d'émeute, toute personne dans les rues pouvait être considérer comme un émeutier, les honnêtes gens restant chez eux, barricadés. La division à laquelle j'était affecté était mené par le sergent Pitivié (encore et toujours lui, à ce moment là je le croyais déjà au c½ur de la ville en train de rosser quelques fortes têtes) et avait pour mission d'ouvrir la voie vers le palais à la division principale. Les autres divisions secondaires élargissaient le périmètre de sécurité autour de la division principale, et établissaient. des barrages, afin de canaliser les émeutiers. La division principale était le fleuron de la 6eme DB. Elle était inébranlable, et dévastatrice. Mais cette puissance se payait au prix d'un champ de man½uvre lent. Et pour cause, elle trimbalait avec elle pas moins de trois balistes légères, sans compter les éventuelles armes de sièges dont elle était l'utilisatrice principale. Tous les gars de cette division étaient des vétérans aguerris. Nous, nous devions dégager la place Est, devant le palais. Le fracas des premières altercations se fit entendre, elles provenait d'a peine quelques pâtés de maison plus loin.


________Plus nous avancions, plus les signes d'émeutes d'une violence inouïe se précisaient. Chandelle marchait en tête, tenant bien droite sa lance au bout de laquelle flottait notre drapeau. A ses cotés le sergent, gueulant ses ultimes ordres. Je faisait parti de la première ligne. Devant nous se dressait une barricade haute de huit à neuf pied. De l'autre coté se trouvait la place que nous devions sécuriser. A en juger par les clameur scandées, les manifestants devaient être un bon paquet. Chandelle passa le premier le haut de la barricade, talonné par le sergent. Tout deux sautèrent à bas en poussant un hurlement guerrier. Lorsque j'atteignit moi même le sommet de la barricade, je pu juger de ce qui avait précipité Chandelle et Pitivié à sauter. Un petit groupe de types à la mine patibulaire (enfin pour ce qui restait de leur trogne pour certain) se tenait là. Chandelle en avait embroché un au bout de sa lance. Quand au sergent, il taillait en pièce les autres. Plusieurs autres de chez nous vinrent épauler le sergent. L'empoignade tourna vite cours. Le groupe principale d'émeutier, que j'estimait à un bon millier, dont l'activité principale était encore il y a peu de caillasser la garde du palais, se tourna dans notre direction. Tous n'étaient pas décidé à combattre, mais de la masse se dégagea trois ou quatre cent têtes brûlées prêtent à en découdre. Question nombre, on faisait pas trop le poids, et cela avait l'air de mettre en confiance nos amis les casseurs. Il est vrai que notre division compte à peine 80 hommes, et une bonne moitié ne se trouvaient pas encore du bon coté de la palissade. Malgré tout, nous nous rangeâmes en formation. Plusieurs jet de pierres nous furent envoyé du tas d'émeutier. Nous resserrâmes la formation, et commencions à avancer. Les salauds d'en fasse sont venus se fracasser sur nos boucliers. De vrais enragés. Ils cognaient dur, et ceux malgré toutes nos protections. Et à cause des jets de pierres, nous pouvions pas vraiment faire autre chose qu'encaisser. Lorsque la division principale allait se pointer, la donne changerai.


________Après plusieurs longues minutes, les premiers gars de la division principales passèrent enfin la barricade, venant renforcer notre formation. Avec eux, nous gagnions lentement du terrain. Cela n'en restait pas moins difficiles, les émeutiers ne cédait qu'au prix de vigoureux coup de bouclier. C'est alors que trois traits fondirent dans la foule. Les balistes avaient passées la barricade. Une seconde slave suivie. Il n'en fallu pas plus. La majorité des émeutiers se dispersaient. Pour les plus téméraires d'entres eux, qui persistait dans l'espoir de briser nos lignes, se virent proprement passé au fil de l'épée. Après qu'un bon nombres des leurs soient tombés, les survivant déguerpirent aussi vite qu'ils nous avaient chargé. La situation semblait stabilisé pour le reste de la journée...

# Posté le mardi 23 janvier 2007 10:48

Modifié le jeudi 08 février 2007 09:17

|[ Morroc - Repli ]|

Morroc – Repli


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Le soleil tapait dur, nous nous épuisions vite. Les gardes nous avaient ouvert l'accès au palais, et nous entreprenions de faire venir le matériel et les provisions. Six des huit divisions secondaires s'occupait de sécuriser nos flans et l'avenue reliant le palais à la porte Est. La division principale établissait des postes de défense. Quand à notre division, et à la dernière division secondaire, on leur avait confier des travaux de sapeurs. Démanteler les barricades demeura notre principale activité pendant presque deux heures.



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Un cor sonna ! Tous cessèrent leur travail. Clameurs et protestations se faisaient entendre des rues adjacentes. Les cris se rapprochaient, et vite. Deux des divisions secondaires en poste, émergèrent au Sud-Est de la place, contenant tant bien que mal des émeutiers animés d'une folie furieuse. Pitivié nous ordonna de lâcher nos pioches et d'aller épauler les deux divisions. Les émeutier nous tombait dessus avec une telle célérité, que la plupart de ma division se sont retrouvés dans les rang sans même comprendre pourquoi. Les salauds d'en face provoquaient du remous, nous étions mis à mal. La rouste que nous leur avions mis plus tôt ne se suffisait pas à elle même manifestement. La division principale se lançait elle aussi dans la bagarre. Sur le moment, je me suis demander si nous étions tellement en difficulté que cela pour que la division principale vienne nous suppléer. Je ne compris qu'après que des manifestants déboulaient par le Nord-Est. Et il en venait encore d'ailleurs. Les divisions secondaires se repliaient les unes après les autres sur la place. Il en manquait encore trois. Il manquait également encore deux chariots de matériel.



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Nous étions maintenant pratiquement encerclé. Seule l'avenue Est n'était pas encore bondée d'émeutiers. Il fallait tenir, pour nos compagnons encore dans les ruelles de cette enfer. Les minutes se firent longues, nous avions un mal de chien à tenir la ligne, moi encore plus que les autres : ce n'était jamais que ma première mission. Enfin plusieurs gars émergèrent de l'avenue Est, dégageant les émeutiers à grands coups d'épées. Suivirent juste derrière les deux chariots, escortés par le reste de leur division. Au vue de leur nombre, il y avait plus qu'une division, mais ils n'étaient pas assez pour en faire deux. J'appris plus tard que une vingtaine de soldats étaient rester sur le carreaux. Avec les chariots, les deux divisions ramenaient près d'une trentaine de blessés. Bigre déjà cinquante gars hors de combat pour une première journée, du jamais vu dans l'histoire de la 6eme DB.



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Les émeutiers continuaient d'affluer. Sir Francis fit placer quelques arbalétriers sur les murs du palais et ordonna de tirer plusieurs traits. Les arbalétriers firent mouche à chaque fois, mais cela ne calma pas l'ardeur de nos assaillants. Notre ligne faiblissait de plus en plus. La situation était critique.



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Soudain, je vis un de mes compagnons s'effondrer. La ligne était rompue. Les émeutiers ne se firent pas prier, et s'engouffrèrent dans la brèche. La mêlée était maintenant totale. Ce n'était plus qu'un gros merdier. Au contraire des dissidents, notre marge de man½uvre était relativement faible. Nous n'étions réellement efficace qu'en formation. Notre équipement rendait nos mouvements difficiles, l'utilisation de nos armes s'en trouvait réduite. Je reculait tant bien que mal pour essayer de retrouver quelques soldats, et former un bloc. A vrai dire, a cette instant, je n'avais aucune vision de l'ensemble de la situation. Je voyais à peine ce qui se passait devant moi. Nous étions dans la panade, et tentions avec désespoir de sauver nos vies. A partir de la, la suite est très embrouillée. Je fus mis a terre, et malmené par les manifestant. Je me souvient vaguement d'avoir entendu Pitivié gueuler. J'entraperçois vaguement notre drapeau s'agiter. On me rapporta après que c'était Chandelle et Pitivié qui faisaient un massacre parmi les émeutiers. On m'appris également par la suite l'issue de la bataille. La division principale avait décalé son flan pour nous prêter main forte. A la vue de notre déboire, Sir Francis avait fait sonner le repli à Sous-Mur (c'est ainsi que les gardes appellent l'enceinte qui protège le palais), et avait du abattre notre ultime atout : il fit entrer en action nos trois sorciers. Trop heureux d'avoir quelque chose à faire, après plusieurs mois d'inactivité, nos trois larrons nous firent une démonstration exceptionnelle de leur talent. Une tempête glacé comme jamais n'en avait connu un natif de Morroc s'abattit sur le théâtre des opérations. Apparemment, certains des nôtres en souffrirent également, mais nettement moins que les émeutiers. Certains succombèrent sous la morsure glacé de la tempête. Toujours est il que cela nous permis un repli en bon ordre.



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Je repris conscience, a la nuit tombée. Le toubib en chef m'informa que le commandant requérait ma présence sous sa tente dès que je serait en état. Lorsque je me présenta au poste de commandement, Sir Francis, et les divers gradés étaient en plein rapport. Je notait qu'il manquait Pitivié. A en juger par l'état de fatigue des différents protagonistes, la réunion traînait en longueur. Ils débâtaient de notre engagement dans ce conflit. Un aide de camps me remit la liste des pertes et des disparues établie plus tôt lors de la réunion. C'est avec une pointe de tristesse que je lus les noms de Pitivié et de Chandelle. Parmi les autres noms, moitié étaient de ma division. Environ soixante personnes figuraient sur la liste. Nous étions donc maintenant amputé de près de quatre-vingt unités, mortes ou disparues. La situation allait de mal en pis.



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Nombreux parmi les gradés souhaitaient un désengagement de la part de notre brigade. Qui plus est, Sir Francis estimais que le Sultan n'avait pas joué franc-jeu. Tout les éléments de l'affaire n'étaient pas en notre possessions. L'Ordre, et plus particulièrement les DB, n'aime guère être manipulé. Seulement, malgré notre volonté de désengagement, nous étions coincé dans cette ville, et nous nous retrouvions dans l'obligation de faire revenir l'ordre pour pouvoir sortir.



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La réunion toucha à sa fin. On me remit les différents rapports établis durant celle ci afin de consigner tout ça dans ces présentes annales.



Les pages qui suivent sont la retranscription des différents rapports de la journée, établissant la liste des pertes, des actions engagées, les plans de batailles, les conclusions tirées des affrontements, les informations sur l'ennemi, etc...




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Sorti de la réunion, j'errait à Sous-Mur. Tant de soldats qui se battent pour une cause qui n'est pas la leur. Je traversait l'infirmerie improvisé. Trop nombreux étaient les soldats blessés. Une centaine, peut être plus. Tout ce sang... j'en était couvert. Cela me rappelait une sensation, une sensation que je ne voulait pas revivre, une sensation qui m'a poussé à intégrer l'Ordre, pour qu'elle ne se reproduise plus. Comme une certaine nuit à Prontera, je me retrouve témoin des affres de la guerres, pis encore, j'en suis l'un des acteurs. L'Ordre est il toujours le bouclier des faibles ? Pourquoi nous battons nous alors ? Pour un gros pourceau de Sultan qui pompe les ressources de la ville et la laisse crever dans la misère ? Tout ceci me fait peur, j'en vient a douter des idéaux de l'Ordre. J'ai peur, j'ai peur aussi de perdre la foi, de perdre la foi en l'Ordre, et de devenir ce que je combat depuis l'assaut de Prontera : un de ces guerriers qui se battent pour le plaisir.



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La nuit est calme. Je lit l'inquiétude sur les visages des soldats qui ne dorment pas encore. Le sommeil m'attire dans ses limbes. Je m'endort pour une nuit pleine de songe. Je rêve d'une certaine nuit, à Prontera...

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 15:34

Modifié le jeudi 08 février 2007 09:17

|[Morroc - Attente]|

Morroc – attente


________C'est par un ciel clair et dégagé que le soleil se leva. La nuit avait été calme pour les gardes de faction. La mienne fut des plus agités. Mes cauchemars ne m'avaient guère quittés de la nuit. Nombre des gars réalisaient seulement la situation dans laquelle nous nous étions fourrés. L'inquiétude était peinte sur tous les visages. De surcroît, le calme le plus plat régnait sur la ville, là ou, moins d'une demi-journée avant, la bagarre était totale. Ce qui se passait dans cette ville n'entrait dans aucun schéma. La brigade avait pourtant plus d'un siècle d'expérience, et jamais dans ses annales il n'était relaté de fait comparable.


________Je montais sur les remparts. Le soleil montant promettait une nouvelle journée harassante. Je parcourais la ville du regard. Quelque part, la dedans, se trouvait des hommes à nous... enfin j'espérais qu'ils étaient toujours en vie. Ma petite promenade finit de me réveiller. Aujourd'hui serait une journée d'attente. L'inaction : le pire ennemi du moral du soldat. Il nous fallait rapidement concevoir un plan d'action. Les gars ne supporteraient pas ce repos forcé plus de quelques jours. La mienne d'inaction, n'avait que trop durée. Il était temps que je me rende au pavillon de sir Francis afin de participer à la réunion stratégique, avec tout notre état major. Pendant toute la mâtinée, nous tentâmes d'établir quelques plans d'extractions, mais le peu d'éléments dont nous disposions a propos des positions des émeutiers apportait une trop grande part d'incertitude. Midi arriva vite, sans que nous avancions plus. L'après midi ne fut guère plus fructifiant. Nous arrivâmes cependant à une décision commune : il était plus que tant de rendre visite au Sultan.


________L'idée de tirer les vers du nez du Sultan trottait déjà dans la tête de plusieurs de nos capitaines. Elle fut conforté par le rapport de l'un de nos agents disant que le Sultan s'entretenait avec un, probable, délégué de la grande corporation des assassins. Les messes basses ne nous plaisaient guère. Je gage que les assassins avaient perdu tout contrôle sur cité, sans quoi ils n'auraient jamais laissé le Sultan requérir notre aide. Nous montâmes donc un petit groupe le lendemain, afin de rendre une visite de courtoisie au Sultan. Bien évidemment, cela n'entrait pas dans nos compétences que d'enquêter du coté des alcôves du pouvoir, il nous fallait donc faire discret. Entrer dans le palais constituait pour le moins la tâche la plus délicate. Du moins elle l'était pour Sir Francis, puisque nombreux parmi son état major préconisaient l'entrée en force. Non, la force, nous l'avions déjà utilisé pour rentrer dans la ville, et il n'en était rien ressortie de bon. Ce coup ci nous connaissions avec précision notre objectif, mais il n'empêchait : les retombées diplomatiques feraient mauvais genre dans nos états de service, et nos chefs n'avaient point besoin d'une ville de plus dans l'opposition. Aussi une entrée en finesse s'imposait elle. Bien sur, pour des soldats endurcis au fil des répressions en force, la finesse avait ses limites, et elle les trouvait vite.


________Sir Francis m'ordonna à la dernière minute de rejoindre l'escadron qui entrerait dans le palais. Nous étions cinq avec moi même. Le capitaine Monty faisait partie du lot, un malabar, du genre qui vous plie un type en quatre (sans imager). Quand on le voyait, on se demandait comment on pouvait entrer en douceur avec lui... Heureusement pour rattraper ça, Sir Francis avait glissé dans notre escadron l'un de nos sorcier : Petter Otto von Bachgelstein Gaxx, plus communément appelé au sein de la DB Gaxx. Plutôt taciturne il n'en était pas moins doué pour la manipulation de l'esprit et pour les illusions: un atout de choix pour cette mission. Les deux autres gus se trouvaient être des soldats connus dans la brigade pour avoir une certaine capacité à se faire très discret.


________Avec tout le potentiel de brute qui composait notre DB en général, je me demandais encore comment nous allions nous y prendre. Sir Francis savait cependant tirer au mieux profit de nos capacités, et c'est sans comprendre ce qui se passait que je me retrouva dans le palais, traîné par le capitaine Monty. Une rixe avait éclaté entre plusieurs de nos gars, et ceux ci s'arrangèrent pour dévier près des gardes, qui malgré eux se retrouvèrent dans la mêlée. Quand je compris ce qui c'était passé, j'en revint à peine.


________Maintenant que nous étions engagé dans le palais, il nous fallait trouver les appartements du Sultan. Et cela n'avait rien d'une mince affaire. Les rapports de nos agents n'étaient pas très clair quand au chemin à suivre, qui plus est que nos lascars utilisaient allègements les couloirs réservés aux domestiques, et autres passages détournés. Au vu de notre compagnie, ce genre d'itinéraire nous était exclu d'office. Nous tombâmes cependant rapidement sur une salle de garde, vide de surcroît. Une chance ! Nous n'en escomptions pas tant. Nous entreprîmes donc d'enfiler par dessus nos uniformes la tunique réglementaire des gardes du palais. Nous pouvions désormais avancer avec moins de craintes. La suite ne fut qu'une longue enfilade de corridor, plus ou moins somptueux selon la caste de leur occupant. Après une vingtaines de minutes, Monty décréta que nous étions perdu. Décidément, ce genre d'opération n'était vraiment pas notre tasse de thé; Gaxx décida d'employer une méthode plus réfléchie. Il nous ordonna de nous planquer pendant qu'il faisait sa petite affaire. A peine nous étions nous caché derrière une immense tapisserie que notre sorcier avait disparu. Je n'aime guère la magie, même si celle ci nous rend quelques services fort utiles. Et le capitaine semblait partager mon à priori. Gaxx revint rapidement, avec les informations qui nous intéressaient. Je ne veux pas savoir comment il s'y est pris, mais ses capacités à manipuler l'esprit m'en donnais une idée. Je ne comptais pas approfondir la chose plus que cela.


________Gaxx nous mena rondement. Il nous fit arrêter à l'angle d'un couloir
« La chambre du Sultan se trouve juste après » nous dit il « Monty et le gamin viennent avec moi, et vous deux » il désigna les deux autres gus « vous irez prendre la place des gardes devant la porte ». Les explications étaient vraiment sommaire, mais elles se révélèrent suffisante. Gaxx se mit a marmonner une incantation, puis un bruit sourd se fit entendre. Les deux gardes de la porte de la chambre se tenaient au sol, immobiles. Endormis probablement. Le sorcier, à l'aide d'un mécanisme caché, ouvrit une porte dérobée, pendant que les deux autres gars s'affairaient à cacher les gardes et a prendre leur place. Le capitaine et moi suivîmes Gaxx dans le passage aussi discrètement que possible. A l'intérieur de la chambre émanait des voix. Le Sultan n'était pas seul. Au moins deux personnes, et pas un garde au vu du ton qu'employait l'autre envers le Sultan. Nos options étaient limitées, nous optâmes donc pour une entrée éclair. Il ne fallait pas leur laisser le temps de réagir. Monty défonça le panneau d'un coup de pied bien ajusté. Un cri étouffé retenti. Manifestement, quelqu'un se tenait derrière le panneau. Le type qui parlait au Sultan fit volte face, dague à la main, s'apprêtant a bondir sur Monty. Malheureusement pour lui, Gaxx apparu dans son dos et le pétrifia. Je ne fut pas le seul à ne rien comprendre à ce qui s'était passé, un troisième larron, caché dans les ombres se découvrit par un cri de surprise, en voyant notre sorcier apparaître au milieu de nul part. Le capitaine le chargea, il esquiva avec soin, mais c'était sans compter sur ma présence et sur ma rapière. L'ennemi s'en pris un coup bien dosé.


________Pendant toute l'action, le Sultan était resté coi. Nous nous tournâmes vers lui. Ce gros pourceau cherchait une échappatoire qui n'existait pas. Le capitaine s'approcha de lui avec l'air menaçant. Le Sultan blêmi encore plus. Manifestement, lui tirer les vers du nez ne requièrerait pas de grosse mise en scène. Gaxx en semblait presque deçu. C'était pendant les interrogatoire qu'il pouvait laisser libre cour a son expression au travers de ses illusions toutes plus fantasmagoriques les unes que les autres.
« Qui sont ils ? » Demanda t il
« As...ass...assas...sin » répondit le Sultan péniblement
« De quelles affaires traites tu avec eux ? Qu'ont ils a voir avec les émeutes ? » Enchaîna le capitaine
Il était clair qu'il était incapable de réponde tellement la peur le tenait. Gaxx l'endormi, puis ordonna à Monty d'entraver le gus qu'il avait pétrifié. Une fois fait, le sorcier libéra l'homme. Il avait la tête nettement plus froide que le Sultan. Et surtout beaucoup plus intelligent. Il compris rapidement la situation et les intérêts en jeu. Un sourire narquois fendit son visage. Il fixa Gaxx longuement. Le faire parler ne serait pas une mince affaire...

# Posté le jeudi 08 février 2007 09:16